Universal genetic striptease

29 janv. 2015
For a speech I prepare, I made an animation about how the new massive genetic/datamining technologies can change our world.

Here, you can see some points you can know about me only based on my genome.

The funny things and the dramatic ones together. What will happen if the health leaves the field of uncertainty to the field of risk?

If we can exactly know the cost of the treatments required during a human life, will parent select embryo according to their cost?

Please use Firefox or Safari for a better experience.

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Open innovation et arnaque?

3 nov. 2014
Je voulais tester pour vous l'open-innovation. J'ai donc soumis, sur l'une d'entre elles, trois solutions à des problèmes de chimie. Chacune était plausible et suffisamment peu documentée pour mériter une investigation. Voici le résultat:

  • Aucun horodatage certifié ne m'a été délivré pour matérialiser l'antériorité de l'idée (ce que j'avais fait moi-même avant, en praticien expérimenté)
  • J'ai reçu un email quelques semaines plus tard pour m'indiquer qu'une de mes solutions avait été retenue et que le client final allait me contacter;
  • J'ai répondu pour demander laquelle des solutions avait été retenue;
  • Je n'ai reçu aucune réponse de la plateforme ni bien sûr du fumeux client final.
Donc, de cette expérience je tirerais quelques doutes légitimes je pense:
  • Y a-t-il un client final?
  • Est-il honnête?
  • Ai-je vraiment envie de donner des idées alors que je peux soit les vendre soit les garder pour moi?

Quelles sont vos expériences?

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Est-ce de la recherche ou pas ? | CIR

23 sept. 2014
Le manuel de Frascati, publié en version française par l’OCDE, donne des définitions de ce qu’est la recherche fondamentale, la recherche appliquée, ou le développement. Ce n’est pas qu’une amusante question de linguistique, car l’éligibilité au Crédit Impôt recherche d’un projet en dépend. Il est toutefois très difficile pour une entreprise, dont l’objectif premier n’est pas de faire de la recherche, de distinguer celle-ci de l’innovation, et de tous les efforts nécessaires à la construction d’un objet et à sa commercialisation. Le flou étant l’essence de l’arbitraire, voici quelques éléments d’identification de ce qu’est une opération de recherche, sous forme de questions à se poser.

Question 1 : Est-ce que ce que je fais est nouveau ?

Si la réponse est non, ce n’est pas de la recherche. Mais la plupart du temps, la réponse est peut-être. Il n’est pas possible de tout connaître, mais il est difficile de plaider l’ignorance quand toutes les données du monde sont disponibles gratuitement. Nouveau, cela veut dire « au-delà de l’état de l’art ». Cela signifie qu’un « homme de l’art », c’est-à-dire un professionnel de votre domaine, ayant visité Google Scholar et EspaceNet, ne pourrait pas y trouver un projet identique ayant été traité avec succès quelque part dans le monde. Faire un état de l’art, aussi appelé bibliographie, est nécessaire à l’établissement de la nouveauté, et il y a des bonnes pratiques pour écrire ces référentiels. Cela n’est pas si terrible que cela en a l’air. En fait, de nombreux travaux scientifiques revisitent des travaux antérieurs, parfois jusqu’à en flirter avec la reproduction. Démontrer que les travaux des autres sont faux fait partie du jeu de la recherche, et de manière parfois sanglante. Par ailleurs, il ne vous est pas demandé de faire un saut technologique majeur, mais seulement d’acquérir les savoirs dont vous avez besoin. Quelques pièges sont à éviter : le nouveau doit être établi par la connaissance, et non par l’ignorance. Par exemple le fait que votre entreprise ignore une réaction chimique, car elle travaille en mécanique n’établit pas une nouveauté, mais seulement que la compétence en chimie n’existe pas en interne et qu’elle est à embaucher ou à acheter en prestation externe. De même, le nouveau n’est pas un renouvellement. Changer quelque chose, une couleur, une forme relève de l’art, mais pas de la recherche.

Question 2 : Est-ce que je suis sûr d’y arriver ?

Voilà une question qui est loin du vocabulaire des relations commerciales, car, pour qu’un projet soit de la recherche, il faut que le succès soit incertain. Pour comprendre cela, il faut se rappeler que la recherche a plus à voir avec une enquête policière qu’avec une réflexion intellectuelle. A chaque étape du processus, on fait des hypothèses, puis des reconstitutions de la scène du crime (en recherche on appelle cela des expériences) que l’on analyse pour savoir si on a raison ou pas. Cette question adresse aussi un concept plus philosophique que l’on appelle le quadrilemme. Une hypothèse de recherche est rarement vraie ou fausse. Elle est vraie, fausse, à la fois vraie et fausse ou ni vraie ni fausse. Chaque décision de réorientation des hypothèses est le moment sans doute le plus important d’une activité de recherche et doit être tracée comme telle. Cette notion de doute, d’incertitude porte uniquement le domaine du savoir. Elle revient en fait à se demander si, compte tenu des savoirs disponibles, je suis, ou non, assuré du succès. Là aussi, il existe des bonnes pratiques pour établir et coter cela. Ce petit calcul est peut-être la plus grande source d’économie en R&D.

Question 3 : Est-ce que j’expérimente ?

L’expérience est au cœur de la recherche. Presque plus aucune science n’est dénuée de son champ expérimental, même l’astronomie qui en a été longtemps privée. Les quelques sciences non expérimentales qui restent fascinent pour leurs étranges hypothèses cosmiques durablement invérifiables et ne concernent pas les entreprises. L’expérience est destinée à vérifier une hypothèse et à générer du savoir. Il est important de comprendre ce qu’est, de manière générale, une démarche expérimentale, et cela est valable de l’informatique à l’optique. Les hypothèses que j’ai formulées sont d’abord traduites en moyens de les vérifier, c’est à dire en stratégie de mesure de quelque chose qui, si elles sont vraies, devrait avoir un comportement ou une valeur particulière. Une fois mis sur la table une façon de prouver l’hypothèse, il faut définir quelles configurations nous allons tester, si possible au moindre coût (il existe des moyens de réduire les coûts des expériences, DOE…). Une fois les observations faites, il faut les interpréter et conclure sur la validité de l’hypothèse d’une part, et capitaliser les connaissances acquises d’autre part. Par ailleurs, il faut vérifier qu’aucune erreur (appelé biais expérimental) n’est venue se glisser dans les preuves rendant les mesures fausses. Là aussi, il faut penser à Sherlock Holmes qui reconstitue un crime raffiné. La démarche expérimentale est semblable à une reconstitution de scène de crime, sauf que les criminels sont toujours les mêmes, la Nature et le hasard.

Question 4 : Est-ce que cette opération m’a donné une autre idée ?

Une caractéristique non explicite de l’activité de recherche est sa capacité à produire d’autre sujet de recherche. Je n’ai jamais vu, au cours de ma carrière, de programme de recherche incapable de produire un autre projet, dans le même domaine ou dans un domaine différent. Un projet de recherche stérile, qui ne produirait pas de spin off, est extrêmement suspect, car il signifierait qu’aucun savoir nouveau n’aurait été engendré.

Question 5 : Est-ce que je suis fier de moi ?

Cela peut paraître bête, mais généralement à la fin d’un projet de R&D on a vraiment envie que cela se sache. De manière conventionnelle, on fait une publication (dans un journal scientifique à comité de lecture) ou une communication dans un congrès. C’est clairement pour « rouler des mécaniques » et pour montrer qu’on est plus malin que les autres. Même si aucun chercheur ne s’en vantera, susciter la jalousie parce qu’on a compris quelque chose que les autres n’ont pas vu est vraiment le principal moteur des personnes engagées dans la R et D. Sinon, ils ne travailleraient pas le week-end pour un salaire généralement inférieur aux autres fonctions de l’entreprise.

J’espère que ces questions vous aideront à détourer les opérations de recherche des activités générales de l’entreprise et à sécuriser votre crédit impôt recherche.

http://help.er.gs la helpdesk de la R&D
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Qui a tué les trisomiques?

15 sept. 2014
CC Wikipedia user:excalibur
J’ai du faire partie des premières personnes « hors domaine » à faire décoder des parties de mon génome aux États-Unis. J’y ai découvert des points aisément vérifiables tels que la couleur de mes yeux, la dureté de la cire de mes oreilles, ma calvitie. Et aussi quelques alertes, comme de surveiller ma rétine après 70 ans, ou bien la circulation veineuse. Cette expérience m’a paru fantastique:
  • On peut se préparer, modifier un régime alimentaire, anticiper pour sa santé;
  • On apprend l’humilité: tout ce qui nous fait tient sur une petite clef USB et on peut s’envoyer tout entier par email;
  • On peut se rassurer sur sa propension à Parkinson, à Alzheimer, ou à la schizophrénie;
  • On peut découvrir la part de Néandertalien en soi, ainsi que sa tribu celtique d’origine.
La probabilité qu’un enfant naisse trisomique en France est de 1 enfant sur 500 en tenant compte de l’augmentation de l’âge des grossesses. Aujourd’hui, elle est de 1 sur 2000. En fait, 96% des trisomiques dépistés sont éliminés à l’état de cellule. Entendons-nous bien, je ne vois pas de problème éthique à cela dans la mesure où c’est la loi et que les connexions nerveuses se forment bien après la naissance.

Par contre, le problème éthique est ailleurs. Il existe de nombreux niveaux de trisomie 21 et tous les enfants ne sont pas atteints de la même manière. Ils sont doux, souriants, avec des émotions. Ce qu’ils provoqueront comme évènement dans leur relation aux autres, leurs actions positives ou négatives ne sont pas prévisibles par l’analyse génétique. Alors, nous ne saurons jamais ce dont nous nous privons. Nous avons décidé que vivre trisomique n’est pas acceptable. Mais alors, les chauves le sont-ils? 

Imaginons la scène: Le futur découvreur, à l’âge de 30 ans, de la technologie de production d’énergie propre qui permettra le voyage interplanétaire nait avec le marqueur le prédisposant à la maladie de Parkinson quand il aura 60 ans. Les parents pensent bien faire et ils éliminent la cellule oeuf. 60 ans plus tard, tout le monde grelotte et reste sur la Terre. L’invention n’a pas eu lieu, mais Parkinson n’existe presque plus dans la population. N’aurions nous pas manqué quelque chose?

Le savoir, nécessaire, n’affranchit pas de l’éthique. Je ne parle pas ici de la morale, ce consensus du moment qui change à chaque époque, mais bien d’une éthique prudente qui pourrait s’exprimer de manière simple: « Ne rien faire d’irréversible »
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Réseaux sociaux: Que fait quand on atteint son DUNBAR?

4 sept. 2014
Macca Nigra selfie (Wikipedia)
On discute, on discute, et puis voilà. Un jour, sur LinkedIN, on atteint son nombre de Dunbar. L'anthropologue britannique Robin Dunbar découvre en 1993, en comparant la taille relative du néocortex des primates, que le nombre de personnes avec lesquelles nous pouvions échanger socialement était limité, en l'occurrence à 148 personnes pour les humains. Depuis plusieurs études ont en effet montré que c'était le cas sur les réseaux sociaux. Un jour, il y a deux ans, le nombre de personnes connectées à moi par LinkedIN atteint 153. En effet, jusqu'ici, je les connaissais toutes. Mais alors que faire maintenant des relations professionnelles, des chasseuses de têtes, des étudiants en quête de stage qui me demandaient des mises en relation.. Plusieurs solutions s'ouvrent à vous une fois votre Dunbar atteint:
  • Étape 1: Le ménage. Soyons clairs, les morts ne vous répondront plus jamais, mais il est très difficile d'appuyer sur le bouton supprimer d'un collègue disparu, c'est un peu comme participer à sa fin. Comme, au cours de votre carrière, les décès vont inévitablement se faire plus nombreux, vous risquez d'avoir un réseau directement connecté avec le paradis (ou bien l'enfer pour certains de vos collègues qui l'ont bien mérité). Il y aussi les retraités, qui cherchent à ne pas trop se couper de leur ancien milieu, et déclarent que leur nouvel employeur s'appelle "retraite". Ensuite, vous trouverez bien quelques pique-assiettes qui viennent grappiller de l'information sans jamais rien donner en retour. Ce ménage peut faire gagner, plus ou moins facilement en fonction de votre empathie, 20%.
  • Étape 2: L'encapsulage: Vous pouvez taguer le groupe restant comme "Dunbar" et conserver précieusement vos relations avec eux.
  • Etape 3: Beyond the frontier of the space: Une fois les bornes dépassées, il n'y a plus de limites. Vous pouvez alors étendre votre réseau pour constituer un annuaire catégorisé, par compétences, par domaine, par profil ... 
  • Étape 4: Quand vous aurez 1000 contacts, il faudra gérer les entrées et les sorties de votre Dunbar group, ce club très fermé et confidentiel de vos amis, conseillers, modèles, vos pandits, vos hommes d'action, vos concurrents estimés.
Au bout de ce processus, votre cerveau de primate évolué, repu, mais non pas gavé de relations trop virtuelles, sera clair et reposé.
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Un logiciel de conception d'objets 3D gratuit et open source

24 août 2014
FreeCAD est un logiciel de conception 3D open source, fonctionnant sur Windows, MacOS ou Linux. La version 0.14, publié en juillet est assez remarquable. Basé sur la technologie Open Cascade, il permet le rendu 3D des surface et des volumes, le paramétrage, l'ajout d'extensions écrites en Python, un sketcher et un module de rendu des mouvements des robots.
Facile à prendre en main (surtout en volumique), il devrait accompagner le développement des communautés de makers autour des imprimantes 3D. Au delà de cela, il est possible de se demander si la capacité à créer des objets 3D n'est pas devenue aussi importante que de savoir utiliser PowerPoint il y a une dizaine d'année.


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Innovation: L'origine du vieux schnock

9 juil. 2014
Si vous travaillez en innovation ou dans la créativité, il vous déteste déjà: le vieux schnock. Savez-vous quelle est son origine? Eh bien, il vient d'une chanson folklorique alsacienne:

Der Hans im schnokeloch

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